La rivière des indiens est un roman dans la veine de
Légendes d’automne de Jim Harrison dont les deux héros principaux sont Blood, un homme à la cinquantaine bien tassée et
Sally une jeune adoescente de seize ans.
Pour fuir les fantômes de son passé, Blood entreprend de commencer une nouvelle vie en migrant vers le Nord des Etats-Unis. Il s’installe dans une région qui
s’appelle Indian Stream et y ouvre une taverne. La vie est rude et les habitants sont mus par leur seul instinct de survie. Mais Blood sait qu'il peut
compter sur le soutien de Sally, une prostituée de seize ans qu’il a gagné au
poker. Bientôt, leur proximité va se muer en une relation aux contours flous. Ils ne
sont pas indifférents l’un envers l’autre mais se comportent comme si l’unique
chose qui les lie est leur collaboration "professionnelle". Pendant que Blood tient la taverne, Sally vend ses charmes dans l'arrière-boutique.
Malgré les affres de cette vie dure et improbable, malgré
les ennemis qu’il s’est fait à cause de son caractère revêche, Blood va
commencer à trouver un certain équilibre. Mais tout va voler en éclats le
soir où deux mystérieux voyageurs traversent le seuil de la taverne. Ces hommes vont le replonger dans une époque
qu’il croyait révolue. Ses pires souvenirs vont refaire surface, ses rapports
avec Sally vont s’en trouver affectés et pour ne pas simplifier les choses, des
ennemis ont décidé de raser son commerce de la plus violente des manières, avec des fusils et des canons.
Le style est imagé et métaphorique. L’histoire est prenante
et nos émotions sont guidées par une plume habile qui nous promène au cœur même
du sentiment de culpabilité et de la quête de rédemption. Par moments, la
violence et le réalisme des scènes m’ont forcé à faire une pause pour me
remettre de mes émotions mais je me reprenais vite car La rivière des indiens n’est
pas un livre qu’on lâche facilement. Ce fut un grand moment de lecture.
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